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Paroles: Engrenages

C'est vrai qu'on était tous innocent à la naissance. Aussi vrai qu'nos parents ont œuvrés pour faire de nous des gens bien
Et si beaucoup d'entre nous sont partis en vrille malgré la bonne éducation qu'on a reçu ils y sont pour rien, ils ont fait leur taff
Seulement un jour tu grandis, tu commences à sortir de plus en plus, à tuer l'temps avec des habitudes qui très vite deviendront des vices
Aujourd'hui j'regarde ça différemment, j'regarde mon fils grandir, j'me vois à travers lui
Et j'me souviens

J'suis venu au monde dans la douleur et les cris pour qu'on puisse valider mon existence
La chahada dans le cœur pour qu'le Diable et ses ruses restent à distance
Marqué du sceau de l’innocence, nos premiers pas nous ont appris à ber-tom
L'adolescence dans les rangs d'la résistance à grandir parmi les p'tites racailles du ghetto
J'ai appris à mentir au comico comme un grand
Car le vice est déguisé en vertu comme l'école de la rue peut nous l'apprendre
J'écoute les grands parler d'argent, j'les vois prêt à tout arracher pour le prendre
J'les vois partir la nuit vers la Hollande puis revenir le matin la détailler puis la vendre
J'suis fasciné, j'regarde tout ça de loin comme au ciné
Et mes devoirs ne sont pas faits, demain les profs au collège vont m'bassiner
J'veux faire du fric même en [?], rouler en putain d'gamos Cabriolet
Kiffer la vida sans taffer pendant que les smicards en fin d'mois se font violer
Mais le soir je rentre chez moi comme un enfant modèle
J'regarde ma mère me préparer à ger-man pendant qu'mes rêves sont pas halal
J'ai honte de moi, j'ai bien gé-chan, mon vice et caché comme mon deuxième phone-tél'
Elle ne sait pas ce que je sais : que son fiston prend du grade en s'dégradant dans la peau d'un rebelle

La rue nous a charmés depuis nos jeunes âges
Je plane, noyé sous les vapeurs de pilon je nage
J'regarde filer le temps doucement cédant face à l'engrenage
Le cœur est pur au départ mais l'entourage nous l'endommage
La rue nous a charmés depuis nos jeunes âges
Je plane, noyé sous les vapeurs de pilon je nage
J'regarde filer le temps doucement cédant face à l'engrenage
Le cœur est pur au départ mais l'entourage nous l'endommage

Il est venu au monde dans la douleur et les cris, mes larmes ont validé sont existence
L'adhan récité dans l'oreille pour que le Sheitan s'tienne à distance
Marqué du sceau de l’innocence, ses premiers pas lui apprendront à ber-tom
J'le protégerai de toute mes forces pour lui éviter d'grandir parmi les racailles du ghetto
J'lui ai appris à n'pas mentir, à assumer comme un grand
Mais le vice est une vertu et l'école de la rue, sans pitié, va lui apprendre
Il voit les grands parler d'argent, les voit prêt à tout arracher pour le prendre
Les voit partir la nuit vers la Hollande puis revenir le matin la détailler puis la vendre
Il a l'air fasciné, regarde ça de loin comme au ciné
Et ses devoirs ne sont pas faits, demain les profs au collège vont l'bassiner
Il veut du fric, s'émanciper, rêve de ce putain d'gamos Cabriolet
Kiffer la vida sans taffer pendant que je rentre de mon khadma défoncé
Et j'le vois rentrer le soir comme un enfant modèle
Il regarde sa mère lui préparer à ger-man mais ses pensées sont-elles halal ?
J'le vois ger-chan, il a grandi, son regard est méchant, parfois même se rebelle
Il sait ce que j'ignore mais n'ignore pas que je connais les vices et la spirale de ce bordel

La rue nous a charmés depuis nos jeunes âges
Je plane, noyé sous les vapeurs de pilon je nage
J'regarde filer le temps doucement cédant face à l'engrenage
Le cœur est pur au départ mais l'entourage nous l'endommage
La rue nous a charmés depuis nos jeunes âges
Je plane, noyé sous les vapeurs de pilon je nage
J'regarde filer le temps doucement cédant face à l'engrenage
Le cœur est pur au départ mais l'entourage nous l'endommage
La rue nous a charmés depuis nos jeunes âges
J'regarde filer le temps doucement cédant face à l'engrenage
Le cœur est pur au départ mais l'entourage nous l'endommage
  Poster par  |  il y a 9 mois  |  Artiste : La Hyène