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Paroles: V 12

400 Hyènes c'est l'histoire de quatre mecs de cité qui voulaient faire d'la musique. Ouais
Y a ceux qui nous connaissent et ceux qui nous connaissent pas
J'te résume tout ça. Écoute

J'ai débuté ma carrière y a bien longtemps avec mes potos que j'connais depuis l'enfance
On a martyrisé les instrus pour le kiff et l'honneur des nôtres sans attendre de récompense
Acharnés comme personne, faire rimer l'insolence de nos vies entachées d'embrouille et de violence
Unis comme les quatre doigts de la main, le cinquième pour la flicaille qui nous pète les couilles à outrance
À mes côtés, Beli Blanco, Latino, K-Pushino, 400 Hyènes accros des répliques d'Al Pacino
Crânes rasés, balafrés, jeans, Air Max à l'ancienne, petit sur nos têtes y a pas d'chignon
Avec des stylos brutalise l'Élysée puis Matignon, délivre des messages pour ceux qui captent les signaux
Phénomène technicien tout comme Ronaldinho, mon art vient de la rue, les sirènes des gyros -
Foutent le blouse et niquent le moral des environs, j'ai ramé en équipe mais c'est pas d'l'aviron
Trop dur pour percer tout comme certains nous diront, des radios et médias nous en interdiront -
L'accès car pro-palestinienne est l'opinion, alors comme des cailles-ra qui détaillent le pilon
Ravitailler la zone deviendra la mission, du groupe sort des albums en série
C'est la nouvelle saison, la dalle est terrible, les échecs nous ont aguerris, à trop planer dans les ves-rê, la tête première on atterrit -
Sur le bitume, à la dérive on a grandit comme les ambitions d'un type qui prend du poids dans la résine
On a fait du bruit pour qui voulait l'écouter, fait couler le sang des jaloux qui voulaient nous saboter la route apeurés de nous voir -
Un jour décoller loin du ghetto, bousillés pour voyager vers l'horizon, vers les pays au sable dorée
Ouais mon premier album, Ennemi d'État, gros ma Beretta fait des dégâts dans la street comme la coke dans les favelas
Comme la Mara Salvatrucha du Venezuela, comme la lame aiguisée d'un slash, on va les ver-la
Remonter le level histoire de ramasser les trophées, voit rouge comme à Liverpool, ne jamais lâcher
Même si la plupart du temps nous l'avons gâché dans les halls, souvent capuchés, à craquer l'oseille empocher, éviter d'finir embrochés
Par la misère et ses crochets, dur à boxer comme un gaucher j'ai dû bosser comme un nois-chi pour un jour pouvoir m'approcher
Et pouvoir monter des projets même si l'État nous a coché de la case des jeunes amochés condamnés à finir fauchés
Mais le mur on l'a chevauché pour les saigner comme des bouchers et les désosser en douceur pour les conséquences
De nos douleurs effacer les préjugés que la majorité des français pensent
Le bonheur nous a été limité qu'en séquence donc on avance sans devoir se fier qu'en ses chances
Le plaisir de pouvoir défier la concurrence nous a comblé sans vouloir finir dans l’opulence
Calibré sans pour autant tirer sur l'ambulance, j'opère en freelance tout en souffrant silencieux
Sous les sirènes de la PJ, de ces pédés qui nous visent anxieux, leur vie de merde les a rendus envieux
J'voulais finir le travail avant de tirer ma révérence, je tiens le coup, j'ai l'endurance, j'viens de la rue j'ai l'adhérence
Malgré toutes ces années d'errance on a trouvé notre chemin sur l'autoroute de la cohérence, du son pour tous les ghettoyouths qui veuillent grailler dans l'indépendance
Pour faire kiffer la descendance sur des lyrics en abondance, maniant l'art et la manière de faire défiler les assonances
D'une rapidité affolante comme si j'arrivais du futur à bord de ma soucoupe volante
On vient pour rattraper le retard, éviter les maisons d'arrêt, pour escalader les remparts, parce que le blé faut s'en emparer
Poser sur des brancards à guetter nos plans contrecarrés sans jamais lâcher l'affaire à l'instar de Thomas Sankara et -
J'essaie de prôner la paix ouais mais si la guerre est déclarée car on est tous déter' voulant prouver qu'on est des tarés
On vient déterrer la hache de guerre et tout est préparé, en solo mais pas solitaires, le clan des nes-Hyè pour leur niquer leur mère
  Poster par  |  il y a 8 mois  |  Artiste : La Hyène