Affaire Aboubakar Fofana : le policier déclare l’avoir tué "par erreur "!

Par  |  il y a 2 mois  
Affaire Aboubakar Fofana : le policier déclare l’avoir tué "par erreur "!

Après avoir menti, le policier revient sur sa première déclaration !

Le 3 juillet dernier, le jeune Aboubakar Fofana perdait la vie suite à un controle de policie entrainant de nombreuses émeutes dans la région Nantaise au quartier de Breil. Après cette 4 ème nuit de manifestation on vient d'en apprendre un peu plus sur les circonstances de la mort du jeune Aboubakar agé de 22 ans seulement.

Affaire%20Aboubakar%20Fofana

Les policiers avaient déclarés que le jeune homme avait refusé d'obtempérer et de se soumettre au contrôle d'identité, il aurait par la suite comme le déclare le responsable de la police nantaise :

fait une marche arrière brusque. Il a heurté un CRS au genou, qui a juste eu le temps de s’écarter. Un de ses collègues a tiré pour arrêter le véhicule

Aboubakar%20Fofana

Le policier auteur du coup de feu qui est actuellement en garde à vue est revenu sur ses premières déclarations en déclarant avoir "tiré par erreur" sur le jeune Aboubakar en le touchant à la carotide et non par légitime défense comme il l'indiquait depuis le début de cette affaire.

Son premier réflexe a été de mentir (…), mais il a révélé depuis la vérité de manière beaucoup plus apaisée

"Un geste qu’il regrettera toute sa vie" comme la affirmé son avocat. Le brigadier-chef de la compagnie de sécurité républicaine (CRS) de Bergerac (Gironde) a été mis en examen, et placé sous contrôle judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte pour “coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.

Selon les dernières révélations du policier, le coup de feu serait parti accidentellement alors qu’il tentait de maîtriser Aboubakar Fofana, dans l’habitacle de sa Nissan Juke alors qu’une lutte se serait engagée. D’ailleurs le jeune homme aurait entamé une marche arrière sur ordre des forces de l’ordre contrairement à ce qui a indiqué par la police…

De son côté, alors qu’une marche blanche a été organisée au cri de “Pas de justice. Pas de paix” et de “Vérité pour Abou”, la famille de la victime ne s’est toujours pas exprimée. Après ce terrible événement, policiers et jeunes se sont longuement affrontés les nuits suivantes.

 


Bilal
Bilal
     

  COMMENTAIRE(S)