Le RAP au sein de la lutte contre le racisme ! [news]

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Le RAP au sein de la lutte contre le racisme !

En cette période de soulèvement contre le racisme et la discrimination, le milieu du rap apparaît comme un des principal acteur dans cette lutte.

Une cause qui ne date pas d'hier dans le rap. 

Le racisme est de nos jours, et depuis bien trop longtemps, un problème sociétal majeur. Le rap (qui a dans ses racines la volonté de dénoncer, mettre en lumière certains problèmes) ne pouvait pas passer à côté de ce sujet. En France, cette revendication a toujours été un sujet important dans les textes des MC. De nombreux noms viennent directement à l'esprit lorsque l'on associe rap et lutte contre le racisme, on pense notamment à Diam's avec son célèbre morceau Marine qui vient clairement s'opposer à la personnalité publique d'extrême droite. En outre, comment ne peut-on ne pas cité le groupe mythique NTM, qui tout au long des années 90, n'a pas cessé de lutter contre ce racisme et notamment à travers la critique des bavures policières. PoliceQui paiera les dégâts ? ou encore Blanc et Noir autant de sons qui viennent remettre en question les problèmes  d'inégalité et d'inéquités en lien avec les origines culturelles et sociales. 

"Malabar, choco BN, sale noir ma génération"Ces paroles sont tirées du morceau Pitbull de Booba, sorti en 2006. En une phase, Kopp vient rappeler que ce problème de racisme fait toujours rage dans le monde et plus particulièrement en France et ce, plus d'une décennie après le combat mené par NTM et tant d'autres. Le problème persiste donc de génération en génération, et les artistes eux aussi se transmettent le flambeau de la lutte contre ce fléau. En plus de se transmettre, ce combat attire de plus en plus d'acteurs dans le rap game alors qu'en parallèle, les bavures continuent de se perpétrées, à l'image de la mort de Zyed et BounaAlpha 5.20Kery James et Diam's, tous viennent s'opposer aux discriminations à travers leurs morceaux à l'image du morceau Couleur Ebene, issu de l'album de BoobaOuest Side, qui apparaît comme un réel cri de mécontentement,comme en témoigne le refrain "Un jour tu ris, un jour tu pleures Un jour tu vis, un jour tu meurs Couleur ébène, douleur et peine Un jour tu ris, un jour tu pleures Un jour tu vis, un jour tu meurs Couleur ébène, douleur et peine"

Une importance grandissante autour de ce sujet sensible.

A l'heure d'aujourd'hui, ce sujet est concrètement devenu un sujet central, que l'on peut retrouvé dans presque tous les projets de rap. Peu importe le rappeur en question, tous critiquent ce problème présent en France depuis trop longtemps. Vald avec Blanc, Damso dans son Introduction sur Lithopédion ou encore Dosseh dans Le temps béni des colonies, personne ou presque ne passe à côté de sujet. Cependant, si l'on devait résumer cet aspect du rap en un seul artiste, il est clair que Kery James serait cet artiste en question. Le rappeur du 94 en a réellement fait sa cause principale, omniprésente sur ses projets, allant même la mettre en image au travers de son long métrage Banlieusards, disponible sur NetflixRacailles, Musique nègre et Lettre à la républiqueKery met toute son âme et toute sa rage afin de mettre en lumière les défaillance de notre pays à propos des questions sociales et discriminatoires. Dans Lettre à la République, Kery revient sur le passé colonial français. Loin d'être glorieux Kery James rappel le rôle de la république dans l'immigration. Cette immigration en question qui est pointée du doigt par les racistes, il l'a met en lien avec les problèmes actuels afin de discrédité le racisme. "Demandez aux tirailleurs sénégalais et aux harkis
Qui a profité d'qui?" "J'n'ai pas peur de l'écrire, la France est islamophobe
D'ailleurs plus personne ne s'en cache dans la France des xénophobes
Vous nous traitez comme des moins que rien sur vos chaînes publiques
Et vous attendez de nous qu'on s'écrie "vive la République!"". 
Dans ces paroles, Kery James résume en quelques phrases les enjeux du problème et remet ainsi en question les auditeurs et plus largement la société, face à ces discriminations persistantes. 

Face aux tensions actuelles, le milieu du rap s'active, allant même jusqu'à oeuvrer hors des textes

Cette dernière semaine, le monde connaît une explosion de la lutte contre le racisme, après la mort tragique de George Floyd suite à une bavure policière.

https://www.hiphop-spirit.com/news/george-floyd-cruellement-tuer-par-un-agent-des-forces-de-l-ordre-dossier/7251

Depuis cet incident, le monde entier est bouleversé et connaît une vague immense de soulèvement contre le racisme. Aux Etats-Unis, les cinquante Etats connaissent des manifestations et affrontements violents en guise de ras-le-bol à ces exactions racistes de la part des forces de l'ordre. C'est ainsi que des réelles scènes d'anarchie sont désormais monnaie courante aux Etats-Unis. A l'international, les populations s'activent, notamment sur les réseaux sociaux, où énormément de soutiens est apporté à travers les hashtag "Black Lives Matter" ou encore à travers plusieurs cagnottes destinées à soutenir le mouvement de contestation. En parallèle, hier se tenait le procès autour de la mort d'Adama Traoré, jeune homme mort le 19 Juillet 2016, à la suite, lui aussi, d'une bavure policière. Là aussi, le soutiens était total puisque plusieurs rassemblements ont eu lieu un peu partout en France, notamment à Paris où plus de 40 milles personnes s'étaient regroupé à porte de Clichy afin de réclamer justice et, également protesté contre la discrimination racial, étant donné que les affaires Floyd et Traoré sont très similaires. 

Dans tout ça, le rap n'a pas fait profil bas puisque tous les acteurs de ce milieu ont prêté main forte, peu importe la manière. Que ce soit en France comme aux States, tous ont réagis. Journalistes, médias et rappeurs, tous ont montré leur soutien et leur révolte sur les réseaux sociaux, participant en masse au BlackOutTuesday. Certains sont même aller plus loin, apportant soutien physique comme financier. Drake et TheWeeknd ont eux fait un don avoisinant les 100 milles et 500 milles dollars afin de soutenir les mouvements de manifestation. D'autres comme J.Cole on directement participé aux manifestations, soutenant le mouvement en direct même du terrain. Pour ce qui est de notre beau pays, de nombreux rappeurs, influenceurs et journalistes rap étaient eux aussi présent aux manifestations d'hier. Parmi eux, certains manifestant ont eu l'occasion de croiser Josman, Jok’Air, Black M, Freeze Corleone, Take A Mic Vegedream, Gradur, Sam’s, Kalash, Laylow, Leto et Cheu-B. 

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Pour conclure, le milieu du rap qui est (directement touché par cette maladie contemporaine qu'est la discrimination raciale)est depuis le début très impliqué dans cette lutte contre le racisme, et ce de plus en plus depuis ces dernières années du fait des moyens supplémentaires mis à disposition (à l'image des réseaux sociaux) pour prendre part plus facilement et de manière plus directe dans cette lutte qui semble interminable. Une chose reste certaine, tant que le racisme existera, la lutte et la répression de ce dernier sera toujours d'actualité et également dans le rap. 

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